MARIE BLUES

Création 2022 /23

Opéra mouvementé absurde et vocal pour une danseuse et un chœur surprise

Chorégraphie, interprétation, mise en Scène

Marlène Rostaing

Musique

Marlène Rostaing

Espace sonore

Didier Préaudat

Création Lumière

Patrick Cunha

Regard extérieur

Yaëlle Antoine

Coproductions

Les Scènes du Jura / Scène Nationale

La Place de la Danse - CDC Toulouse / Occitanie

La Muse en Circuit - Centre National de Création Musicale /  Alfortville

Soutiens à la résidence

La Grainerie Fabrique des Arts du Cirque et de l’itinérance / Balma

Théâtre des Quatre Saisons - scène conventionnée / Gradignan

La Ménagerie de Verre / Paris

OBRA Théâtre Co. /  

© Picturaline

 

Marie Blues sort d’un grenier, fragile et puissant comme de l’art Brut.

Marie Blues ce sont des cartes postales sorties des cartons d’un garage.

C’est  avec humour et dérision qu’à travers ce nouveau spectacle je rends hommage à ma Grand Mère paternelle, Germaine. 

Elle incarne le monde rural, celui que je connais depuis l’enfance. 

Elle incarne ce bois, ce métal, ces couleurs, ces odeurs, le plumage des oies et des canards.

Elle incarne cette fatigue qui ne se dit pas, ne se montre pas, non, qui ne se montre pas…mais qui se voit.

Elle incarne ce sacrifice au nom d'une religion qui n'a plus de sens. 

Elle incarne bottes, mains dans la terre, bois mouillé, ongles sales. 

Elle incarne la toute puissance féminine, la dureté des saisons, une époque, le manque de tout, le manque de rien, le beurre trop cuit, tartines cramées, café au lait. Le vin dans mes coupes de fraises sucrées.

Une femme, traversant les deux guerres, et dont j’ai hérité de la force de faire, de tenir le coup, de survivre, à tel point que parfois je fus capable de supporter beaucoup même le pire. Il y a l’héritage des secrets, de ce qui ne se dit pas, des histoires de femmes et de mères. Et puis le non dit des hommes, leur absence, leur colère.

Qu’est ce qui m’a été transmis ? La douceur, l’amour, la tendresse et puis les peurs, la culpabilité, le silence, la violence et les cris intérieurs fantômes…

À partir de là, déconstruire pour se reconstruire et Être indépendamment des corps sociaux également établis, ancrés, et que je symboliserai par deux autres figures, la mariée en robe blanche et la communiante.

Marie Blues  rend également hommage à ma tante Nicole. Enfermée de force au « Vinatier », puis avortée, elle se donna la mort en se jetant d’un pont, elle avait 26 ans.